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Corsica 3 France
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RAT'S BLUES !!
Partis seuls, voire à deux ou trois des quatre coins de France (Normandie, Savoie, Région Parisienne, Tarn, Vaucluse, Doubs, Gard, Hérault et Bouches-du-Rhône),et même de Suisse ( merci John d'être venu ) nous nous vîmes une quarantaine de motos en arrivant au port autonome de Marseille le vendredi 4 mai vers 18 heures. |
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| Le départ se présentait bien, |
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... il n'y avait aucun retardataire : tout le monde était à l'heure, personne ne voulant rejoindre la Corse à la rame ! L'embarquement se déroula sans aucun problème, et dans le bateau, le personnel de la Compagnie Maritime de Navigation quoique un peu surpris par cette horde de motards assez inquiets quant aux conditions de navigation de leur monture se montrèrent à la hauteur pour installer au mieux nos destriers, si bien qu'il n'y eu aucune rayure à déplorer. Dès le départ, le ton de la rigolade était lancé : sur le pont supérieur, tout ce petit monde allait de son commentaire quant à la manouvre du navire pour sortir de la rade. Le temps était gris, mais la mer plutôt calme et malgré le petit vent frais et l'appel de l'estomac, nous sommes restés une poignée à contempler la ville de Marseille, le château d'If et les îles du Frioul. Le premier repas offert par la Compagnie permit de créer les premiers liens, surtout chez les célibataires : "- Et avec qui tu partages ta cabine ?" "- Non connais pas ce mec" ou "- Si, je le connais, méfie-toi, il faut s'endormir avant lui, sinon, t'es mort...: il ronfle !" Après une courte nuit pendant la traversée, nous avons débarqué vers 7 heures à l'Ile Rousse. C'était pour certains d'entre nous la première fois que nous mettions les pieds (et à fortiori les roues) sur l'île de beauté . Au programme de ce samedi, des petites routes qui nous conduiront à Corte pour l'étape de midi puis jusqu'à Coti Chiavari, pour notre camp de base. Nous commençons par la visite de Calvi sur les conseils des motards du Moto Club Pirate des Islanders. Cette halte nous permettra de déguster un bon café et de découvrir la citadelle d'où nous avions une vue sympa sur des sommets encore enneigés. |
| | De là le groupe s'est scindé en plusieurs paquets |
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... selon les itinéraires choisis pour rejoindre Corte : certains choisissant de passer par la nationale, d'autres plus joueurs et impatients se frotter dès le matin aux petites routes sinueuses et tortueuses à souhait, passèrent par Calenzana, Avapessa et Belgodere, avant de rejoindre la nationale vers Ponte-Leccia. Après Corte, nous avons essuyé quelques gouttes de pluie jusqu'au col de Vizzavona. La descente du col aura permis à certains d'arsouiller dans les virages secs, - N du RPL : et à d'autres de se traîner dans les virages mouillés !! - et le groupe s'étant rassemblé, nous sommes descendus vers Ajaccio puis Porticcio où un apéritif de bienvenue offert par l'office du tourisme nous attendait sur le bord de la plage. Puis ce fut l'ascension sur une petite route bordée d'eucalyptus centenaires vers l'ancien pénitencier de Chiavari pour atteindre notre camp de base à Coti Chiavari, un petit village surplombant la baie d'Ajaccio, d'où nous avions une vue imprenable de la chambre d'hôtel. Lors du dîner, les hôteliers annoncent la couleur en attaquant fort : civet de sanglier et autres plats typiques de la Corse. C'est aussi l'occasion d'un débriefing et de commentaires sur cette première journée passée à rouler ensemble, le tout agrémenté de franches rigolades voire de délires en fin de repas. NdRPL - et d'un certain stress au vu des réactions de certains me confondant avec un tour operator !! -
On était plusieurs à ne pas en mener très large. D'ailleurs les cris poussés pour saluer cette performance de navigation étaient chargés d'admiration et ..de soulagement .. Et la manouvre en sens inverse n'aura pas été moins chargée de tension ! Mais bon, il faut savoir vivre dangereusement surtout si on est motard. D'autant plus que personne n'a eu envie ou besoin de partager son repas avec les poissons. . L'équipage du bateau était plutôt fier de nous. Ensuite, tout le groupe de rescapés, a mis cap sur Porto-Vecchio en passant par le bord de mer, d'où nous avons admiré la fameuse plage de Palombaggia, connue pour son sable blanc, ses rochers rouges et son eau turquoise. Pour le retour, les chemins ont divergé selon les groupes, de façon plus ou moins volontaire, puisque vu l'heure, il nous fallait rentrer par le même chemin en sens inverse : Porto-Vecchio, Bonifacio, Sartène, Propriano, Coti-Chiavari. Et nous avons retrouvé la pluie juste après Bonifacio (et il existe de très nombreuses façons plus ou moins longues de rejoindre Coti-Chiavari au départ de Propriano. !). n.d.RPL : Entre nous, si je n'avais pas été faire un petit tour du coté du col St Georges, j'en connais qui serait encore en train de chercher la route !!! |
| | On peut dire que le retour avec la pluie, |
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... la nuit tombante et le brouillard aura été fatigant, mais, on peut dire qu'on aura bien profité de cette journée. Il faut dire que, arrivés vers 21 heures 30 à l'hôtel plutôt nazes, nous avons été agréablement surpris de voir que les autres (ceux qui avaient préféré ne pas affronter les éléments météorologiques) attendaient en sirotant un nième apéro le retour des furieux pour pouvoir passer à table. Le second repas du soir fut à la hauteur du premier, voire mieux : soupe aux moules et autres crustacés, gambas et pastas aux fruits de mer. Un excellent reconstituant pour des affamés exténués.Il va sans dire que la fatigue et le bon vin aidant, le débriefing fut plus que sur-réaliste ! D'autant que cette journée nous aura permis de comparer nos façons de piloter sur un revêtement humide, voire détrempé avec petites coulées de boue en sortie de virage. Il y avait le style coulé, le style enroulé, le grand gââââââz et le "merdmerdmerd" selon les surprises des courbes. Lundi matin, décollage tardif suite à une bonne nuit réparatrice et départ pour la côte occidentale. Après Ajaccio, nous sommes confrontés à une montée et une descente de col sympa sur Sagone. Cette portion, avec un bon revêtement aura permis de bonnes arsouilles pour les frustrés de la veille qui n'avaient pas pu racler leurs cale-pieds comme ils l'auraient souhaité. De Sagone, nous avons fait une boucle qui devait nous conduire jusqu'à Porto mais certains dyslexiques du road-book ou anti-conformistes ont fait cette boucle dans l'autre sens en s'étonnant de ne voir personne les rattraper. Donc de Sagone, nous sommes montés sur Vico, puis sur le col de Sevie. Mais en descendant sur Evisa, nous avons eu pour la première fois la désagréable surprise de rouler sur de belles plaques de gravier. Frayeurs et dérapages pas toujours contrôlés, mais ce ne fut pas long. Après Evisa, nous avons longé les gorges de Spelunca, sur une petite route étroite, où Jérôme et Magali avec leur side ont eu la mauvaise surprise de croiser un bus de très, très près au détour d'un virage. En redescendant sur Porto, nous avons fait un crochet par Ota, histoire de tâter aux minuscules routes en réfection. Ensuite, le clou de la journée fut les Calanches de Piana, dont la route fut pimentée par la présence de quelques gros bus de touristes dont le dépassement était plutôt périlleux. Puis retour par Cargèse jusqu'à Sagone, et de là retour à notre camp de base par le même col et les mêmes routes. |
| | Là, les pilotes dans l'âme se sont amusés |
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... à faire tomber les chronos, en particulier sur la petite route qui passe par l'ancien pénitencier, transformée pour l'occasion en spéciale de rallye ! Pour notre dernier dîner, nos hôtes s'étaient surpassés, on se demandait jusqu'où cette fuite en avant culinaire pourrait nous emmener si nous avions dû rester quelques jours de plus ! Il faut dire que parfois, on nous en met plein la vue le premier jour puis c'est la lente descente vers le commun ordinaire. Et bien, nos hôtes auront dérogé à ce lieu commun, et d'ailleurs ils auront bien mérité les nombreux toasts que nous leur avons portés. Donc pour le plaisir de vous faire saliver, il y avait en entrée de la charcuterie corse, puis nous avons dégusté des cannellonis au bruccio (une sorte de lait caillé de brebis), ensuite pour ceux qui avaient l'estomac à rallonge, il y avait du gigot d'agneau et enfin, fromage et dessert.
Ouf, d'y repenser je me sens comme des lourdeurs d'estomac ! Mardi matin, retour sur Bastia où nous devions embarquer à 17 heures 30. Il y avait plusieurs possibilités pour remonter mais certaines ont été évitées pour des raisons de timing, ou de chaussée boueuse et impraticable en moto. Nous avons donc eu le choix entre la nationale (Ajaccio, Corte, Bastia), la côte est pour certains gourmands où on nous avait proposé un super repas en bord de mer, ou encore la forêt d'Aïtone, Calacuccia et le désert des Agriates. Une grande partie du groupe a opté pour cette dernière solution qui avait comme avantage de nous faire repasser par les mêmes endroits que la veille jusqu'à Evisa. Pour quelques incurables arsouilleurs, l'idée de repasser là-bas laissait entrevoir l'éventualité d'améliorer la moyenne de la veille, malgré le poids des bagages. Nous avons eu le plaisir à la différence de lundi de croiser en haut du col de Sévi un troupeau de cochons sauvages qui s'est régalé des petits LU que Germain et Stéphanie leur ont généreusement distribués. Dans la forêt d'Aitone, ce sont de nombreux quadrupèdes en goguette (vaches, cochons ..) que nous avons rencontré, certains prenant même le risque de traverser à la sortie d'un virage, juste devant les roues d'une Sprint ST à l'attaque pour essayer rattraper une Légend plutôt en forme. Arrivés à Ponte Leccia, nous avons avalé une vingtaine de kilomètres de nationale pour rejoindre au plus vite la route du désert des Agriates. Cette petite route a été une des premières que nous avons rencontré à présenter une telle densité de trous, de bosses, et autres plaques de graviers. En bref, une sorte de best of avant de quitter l'île. Mais les paysages étaient toujours à la hauteur et nous sommes descendus sur Saint Florent par une route plus roulante. La pause déjeuner a été vite avalée à la terrasse d'un bar. Vers 15 heures, après avoir gratté quelques cartes postales (le minimum pour les potes restés à bosser sur le continent, faut bien les faire maronner !) nous avons attaqués l'arsouille finale : le col de Teghime d'où nous avions une superbe vue sur les deux côtés du cap Corse et enfin la descente sur Bastia. Nous sommes arrivés un peu en avance. Zut, si on avait su nous serions peut-être restés plus longtemps à Saint Florent. NdRPL : Croyez moi j'étais heureux de voir tout le monde un peu en avance . N'oublions pas que le matin il y avait des membres du groupe dans toute la Corse !!! Le bateau du retour, le Kalliste, était beaucoup plus récent donc beaucoup plus confortable que celui que nous avions eu à l'aller. Il y a eu quelques angoisses quant à la répartition des gens dans les cabines, mais rien d'impossible à résoudre pour notre Gentil Organisateur. Tout le monde s'est ensuite retrouvé sur le pont pour admirer une dernière fois l'île de beauté. |
| | Conclusion |
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Que dire de plus si ce n'est que les meilleurs moments ont malheureusement toujours une fin et qu'après une courte nuit, il a fallu débarquer à Marseille vers les 6 heures et demie et se séparer pour rentrer chacun chez soi. Certains avaient encore quelques jours de répit, mais pour quelques 'uns il fallait rembaucher dès le matin même. En conclusion, nous nous sommes bien éclatés. Nous avons enchaîné 4 jours de petites routes tortueuses et sinueuses à souhait. Quatre jours à faire racler les cale-pieds dans les nombreux virages, à déguster les spécialités culinaires locales, le tout agrémenté .d'une super ambiance. Plusieurs pellicules photos y sont passées. Il est vrai que certains paysages étaient magnifiques. Car ce qui est le plus impressionnant en Corse, c'est cette alternance de paysages montagneux et maritimes, voire les deux en même temps. Merci à l'organisation d'Hervé , aux sponsors ( en particulier la compagnie Méridionale de Navigation avec qui notre RAT pack a entamé une belle histoire de fidélité ! ) et à toute l'équipe de l'Hôtel du Belvédère à Coti Chiavari . Une adresse à garder précieusement dans vos agendas !! Et pour ceux qui aurait loupé cette première édition, il y aura une session de rattrapage aux vacances de la Toussaint. Le Corsica RAT Tour 1 est mort . Vive le Corsica RAT Tour 2 . Au fait, nous y serons de nouveau . On n'a pas tout vu !! |
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| Crédits |
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| Balade réalisé le 1 janvier 2000 |
| Texte et photos : Fabienne et Vincent Borel |
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